L'indexation automatique des salaires est l'un des piliers de l'État-providence. L'index garantit que nos salaires augmentent automatiquement lorsque les prix augmentent, permettant ainsi aux travailleurs de conserver leur pouvoir d'achat.
Le 7 mai, le Conseil de l'UE et le Parlement européen sont parvenus à un accord provisoire sur ce qu'on appelle le « Digital Omnibus » relatif à l'IA. Le message officiel est rassurant : les règles relatives à l’intelligence artificielle vont être simplifiées. Mais pour les travailleurs, les délégués et les syndicats, la vigilance reste de mise. Car derrière le mot « simplification » se cache aussi un report. Et ce report intervient précisément à un moment où les systèmes d’IA font de plus en plus leur apparition sur le lieu de travail.
Au cours des cinq dernières années, un salarié sur dix a été victime de harcèlement au travail, selon un article publié sur le site de la VRT NWS. Ce chiffre est confirmé par une vaste enquête menée par IDEWE et la KU Leuven auprès de 229 000 salariés. Un chiffre qu’il ne faut pas prendre à la légère. Car le harcèlement n’est pas une simple « querelle entre collègues ». C'est un risque grave pour le bien-être.
L'été approche. Et avec lui, les étudiants salariés refont leur apparition dans les entreprises, les entrepôts, les garages, les ateliers, les bureaux et les studios. Peut-être que votre fils ou votre fille travaillera pour la première fois cet été. Peut-être avez-vous vous-même un étudiant salarié à la maison. Ou peut-être en aurez-vous bientôt un à vos côtés sur votre lieu de travail.
Le travail étudiant semble simple : un contrat, un salaire et quelques semaines de travail. Mais ce job étudiant est soumis à des règles bien précises. Concernant le nombre d’heures que vous pouvez travailler, le montant des cotisations que vous payez, ce que cela implique pour le « Groeipakket » ou les allocations familiales, et jusqu’à quand vous restez fiscalement à la charge de vos parents. Les bases proviennent de l’article fourni sur les étudiants jobistes en 2026.
650 heures : le nouveau chiffre clé.
En 2026, les étudiants qui travaillent bénéficieront d’un quota de 650 heures par année civile. Pendant ces heures, en tant qu’étudiant, vous ne payez pas de cotisations sociales ordinaires, mais une cotisation de solidarité limitée à 2,71 %. Pour les employeurs, cette cotisation s’élève à 5,42 %.
Dès que vous dépassez ces 650 heures, vous payez les cotisations sociales normales. Pour les salariés, cela représente 13,07 %. Vous le remarquez immédiatement sur votre salaire net.
C'est pourquoi il est important de bien suivre vos heures. Via Student@work, vous pouvez facilement vérifier le nombre d'heures qu'il vous reste. C'est particulièrement utile si vous travaillez pour plusieurs employeurs ou si vous cumulez différents jobs étudiants. En effet, le compteur fonctionne par année civile, et non par employeur.
Et qu'en est-il du Groeipakket ou des allocations familiales ?
Attention : les 650 heures concernent les cotisations sociales. Le Groeipakket ou les allocations familiales sont soumis à des règles distinctes. Celles-ci varient selon la région.
En Flandre, tu peux travailler 80 heures par mois en plus de ces 650 heures, en payant tes cotisations ONSS habituelles, sans que ton Groeipakket ne soit menacé. Si tu dépasses cette limite, tu perds irrémédiablement ton Groeipakket pour ce mois-là. Tes parents sont automatiquement informés lorsque tu t'approches de la limite.
À Bruxelles et en Wallonie, d'autres limites s'appliquent. Là-bas, tu peux travailler sans restriction au cours du troisième trimestre, c'est-à-dire pendant les mois d'été, à condition de te réinscrire ensuite comme étudiant.
En résumé : ne vérifie pas seulement tes heures pour l'ONSS, mais examine aussi attentivement les règles relatives à ton Groeipakket ou à tes allocations familiales. Si tu souhaites travailler beaucoup pendant l'été, il est particulièrement recommandé de vérifier ces informations au préalable.
Combien doit gagner un étudiant jobiste ?
Un étudiant jobiste a droit à un salaire. Son montant exact dépend du secteur, de la commission paritaire, de l’âge et des accords en vigueur dans l’entreprise. De nombreux secteurs ont leurs propres salaires minimums ou barèmes pour les jeunes.
À partir du 1er avril 2026, le revenu mensuel minimum moyen garanti en Belgique s’élèvera à 2 189,81 euros bruts par mois. Il s’agit du seuil minimum général pour les travailleurs adultes. Pour les étudiants mineurs, des barèmes pour jeunes moins élevés peuvent s’appliquer. Dans la pratique, les jeunes de 16 et 17 ans perçoivent souvent un pourcentage du salaire minimum pour adultes, en fonction du secteur.
Les frais de déplacement sont également importants. Dans de nombreux secteurs, il existe une indemnité vélo ou une intervention pour les trajets domicile-travail. Dans plusieurs secteurs métallurgiques, l’indemnité vélo passera à 0,32 euro par kilomètre au 1er juillet 2026. Cela rend le vélo nettement plus intéressant.
Rester à la charge de ses parents.
C'est souvent le point qui préoccupe le plus les parents. En effet, si un étudiant gagne trop, il ne peut plus être considéré comme étant à leur charge sur le plan fiscal. Cela peut avoir des conséquences sur la déclaration d'impôts des parents.
Pour l'année de revenus 2026, année d'imposition 2027, le seuil pour les enfants à charge est fixé à 12 300 euros de ressources nettes. Cela ne signifie pas que chaque euro de salaire d'étudiant est entièrement pris en compte. La première tranche du salaire provenant d'un travail étudiant n'est pas prise en compte. Pour l'année d'imposition 2026, elle s'élève à 7 010 euros. Ensuite, un forfait de frais est appliqué, généralement de 20 %, avec un minimum de 580 euros.
Concrètement, cela signifie que dans de nombreux cas, les étudiants peuvent gagner une somme non négligeable sans pour autant cesser automatiquement d’être à charge fiscalement. Mais attention : le calcul précis dépend de la situation familiale, d’éventuelles pensions alimentaires, d’autres revenus et de la situation fiscale des parents. En cas de doute : mieux vaut vérifier que d’avoir une mauvaise surprise par la suite.
Tout n’est pas permis.
Le travail étudiant n'est pas un passe-droit pour effectuer n'importe quel travail, à n'importe quelle heure ou dans n'importe quelles circonstances. Les étudiants mineurs, en particulier, bénéficient d'une protection supplémentaire.
Des limites strictes s'appliquent aux jeunes de 16 et 17 ans. En principe, ils ne peuvent travailler plus de 8 heures par jour et 38 heures par semaine. Un temps de repos suffisant doit être prévu entre deux jours de travail. Quiconque travaille plus de 4,5 heures a droit à une pause.
Le travail de nuit est en principe interdit, bien qu'il existe des exceptions limitées, par exemple dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration ou dans le cadre du travail posté, sous des conditions strictes.
Le contenu du travail est également limité. Un étudiant mineur ne peut pas effectuer de travail dangereux et ne peut pas être affecté à des tâches trop lourdes physiquement ou mentalement. Travailler avec des substances dangereuses, des machines lourdes ou des installations à risque n’est donc pas autorisé sans restriction.
Et surtout : un étudiant jobiste est assuré contre les accidents du travail. Cette protection s’applique également au trajet normal entre le domicile et le lieu de travail.
Notre conseil : Un job étudiant est un excellent premier pas sur le marché du travail. Tu apprends à travailler, tu te fais des collègues, tu gagnes ton propre salaire et tu découvres le fonctionnement d’une entreprise. Mais en tant qu’étudiant jobiste, tu as aussi des droits.
Le sondage d'opinion à grande échelle l'Enquête Nationale 2026, réalisé par l'Université d'Anvers et l'Université Libre de Bruxelles, offre un aperçu intéressant des préférences politiques et des préoccupations sociales de la population belge. Nous présentons ci-dessous un aperçu des principales conclusions.
Que se passe-t-il si vous tombez malade pendant vos jours de RTT ? Devez-vous alors fournir un certificat médical et pouvez-vous encore prendre ces jours plus tard ? Ou ces jours sont-ils perdus ? Il y a beaucoup de confusion à ce sujet, mais les règles sont clairement différentes de celles qui s'appliquent aux congés légaux.
En ce qui concerne les jours de congé légaux, la règle est la suivante : la maladie prime. Si vous fournissez un certificat médical valide, ces jours ne sont pas comptabilisés comme des jours de congé et vous pouvez les prendre à une date ultérieure.
Pour les jours de repos compensatoire (RTT), c'est différent. Les jours de RTT sont accordés en compensation d'une réduction du temps de travail (par exemple, lorsque vous travaillez 40 heures au lieu de 38 heures par semaine). Il s'agit de jours de repos compensatoire fixes, planifiés collectivement ou individuellement.
Si vous tombez malade lors d’un tel jour de RTT, le repos compensatoire prime en principe. Cela signifie que le jour de RTT reste valable et que vous ne pouvez pas le reprendre plus tard. Vous « perdez » donc ce jour en tant que jour de RTT.
Important : votre période de maladie compte bien sûr pour le salaire garanti. Il se peut donc que vous receviez moins de jours de salaire garanti pendant cette période.
En résumé : en cas de congés, un jour de maladie est restitué, mais ce n'est pas le cas pour les jours de RTT.
En raison de la récente hausse des prix de l'essence et du diesel, de nombreux salariés ressentent l'impact de cette situation sur leurs frais de déplacement. Le gouvernement fédéral a donc annoncé des mesures temporaires visant à limiter les conséquences de ces fluctuations de prix.
Trajets domicile-travail
Pour les trajets domicile-travail effectués en voiture privée, il n'existe aucune obligation légale générale de contribution de l'employeur. Une intervention ne doit être versée que si une convention collective sectorielle ou un règlement d'entreprise le prévoit.
Dans la plupart des cas, cette contribution est également calculée sur la base du prix d'un abonnement de train. Par conséquent, les fluctuations à la pompe n'ont généralement pas d'impact direct sur la contribution de l'employeur aux frais de déplacement domicile-travail.
Déplacements professionnels : intervention obligatoire de l'employeur
Pour les déplacements effectués dans le cadre du travail (tels que les visites chez les clients), l'employeur est tenu de rembourser les frais lorsqu'une voiture privée est utilisée. Cela peut se faire sur la base des frais réels ou via une indemnité kilométrique forfaitaire.
En cas de remboursement des frais réels, les dépenses effectivement engagées sont remboursées, ce qui fait que les prix du carburant ont une incidence directe. En cas d'indemnités forfaitaires, des montants fixes s'appliquent dans les limites des plafonds fiscaux et de l'ONSS. Depuis le 1er avril 2026, l'indemnité kilométrique trimestrielle s'élève à 0,4327 €/km et le montant annuel à 0,4449 €/km.
Mesures gouvernementales temporaires
Le gouvernement fédéral met en place une mesure de soutien temporaire d'une durée de trois mois. Les employeurs sont encouragés à augmenter ou à instaurer l'indemnité pour les trajets domicile-travail en voiture. Une partie de ce surcoût est compensée par un crédit d'impôt pouvant atteindre 20 %, avec un maximum de 0,10 € par kilomètre. Une augmentation dépend donc de la bonne volonté de l'employeur.
Pour les déplacements professionnels, le calcul de l'indemnité kilométrique trimestrielle est temporairement adapté afin de réagir plus rapidement aux récentes fluctuations des prix.
Encourager les alternatives
Outre ces mesures, la promotion des transports en commun reste une alternative importante. Les déplacements en train ou en bus sont souvent remboursés en partie ou en totalité par l'employeur et sont moins sensibles aux fluctuations des prix du carburant.
De plus en plus de travailleurs envisagent de gagner un peu d'argent de temps en temps après leur départ à la retraite grâce à un flexi-job. C'est possible, mais certaines règles importantes s'appliquent.
Pas immédiatement chez le même employeur
Si vous prenez votre retraite et que vous souhaitez ensuite reprendre un flexi-job chez le même employeur, vous ne pouvez pas le faire immédiatement. Il faut d'abord respecter une courte interruption. Ce n'est qu'à partir du deuxième trimestre suivant votre départ à la retraite que vous pouvez recommencer à exercer un flexi-job chez ce même employeur.
Exemple : si vous partez à la retraite en mai 2026, vous ne pourrez reprendre un flexi-job chez votre ancien employeur qu'à partir du 1er octobre 2026 au plus tôt.
Mais immédiatement chez un autre employeur
Les personnes qui partent à la retraite peuvent toutefois commencer immédiatement à travailler en flexi-job chez un autre employeur. En effet, les retraités ne sont pas soumis à la condition classique d’emploi à 4/5e qui s’applique aux autres flexi-jobbers.
Règles renforcées depuis 2025
Jusqu’à récemment, vous pouviez, sous certaines conditions, continuer à travailler sans interruption chez le même employeur après avoir atteint l’âge légal de la retraite. Cette exception a toutefois été supprimée depuis septembre 2025.
Attention aux revenus complémentaires avant 66 ans
Si vous avez moins de 66 ans ou moins de 45 ans de carrière, des plafonds de revenus s'appliquent aux revenus complémentaires perçus en plus de votre pension. Si vous dépassez ces plafonds, votre pension peut être réduite.
- 8 121 € maximum par an pour les préretraités
- En outre, les plafonds généraux du service des pensions s'appliquent également
Le nouveau parcours de réinsertion est en vigueur depuis le 1er janvier 2026. L'accent est mis davantage encore sur la prévention et le contact avec les salariés en arrêt maladie.
Un conflit salarial, une dispute avec les voisins ou un fournisseur qui ne livre pas : parfois, il est inévitable de saisir la justice. Mais quels en sont les coûts financiers ?
Bonne nouvelle pour les membres : à la fin de cet article, vous découvrirez comment le syndicat peut vous aider gratuitement en cas de problèmes juridiques au travail.