L'été approche. Et avec lui, les étudiants salariés refont leur apparition dans les entreprises, les entrepôts, les garages, les ateliers, les bureaux et les studios. Peut-être que votre fils ou votre fille travaillera pour la première fois cet été. Peut-être avez-vous vous-même un étudiant salarié à la maison. Ou peut-être en aurez-vous bientôt un à vos côtés sur votre lieu de travail.
Le travail étudiant semble simple : un contrat, un salaire et quelques semaines de travail. Mais ce job étudiant est soumis à des règles bien précises. Concernant le nombre d’heures que vous pouvez travailler, le montant des cotisations que vous payez, ce que cela implique pour le « Groeipakket » ou les allocations familiales, et jusqu’à quand vous restez fiscalement à la charge de vos parents. Les bases proviennent de l’article fourni sur les étudiants jobistes en 2026.
650 heures : le nouveau chiffre clé.
En 2026, les étudiants qui travaillent bénéficieront d’un quota de 650 heures par année civile. Pendant ces heures, en tant qu’étudiant, vous ne payez pas de cotisations sociales ordinaires, mais une cotisation de solidarité limitée à 2,71 %. Pour les employeurs, cette cotisation s’élève à 5,42 %.
Dès que vous dépassez ces 650 heures, vous payez les cotisations sociales normales. Pour les salariés, cela représente 13,07 %. Vous le remarquez immédiatement sur votre salaire net.
C'est pourquoi il est important de bien suivre vos heures. Via Student@work, vous pouvez facilement vérifier le nombre d'heures qu'il vous reste. C'est particulièrement utile si vous travaillez pour plusieurs employeurs ou si vous cumulez différents jobs étudiants. En effet, le compteur fonctionne par année civile, et non par employeur.
Et qu'en est-il du Groeipakket ou des allocations familiales ?
Attention : les 650 heures concernent les cotisations sociales. Le Groeipakket ou les allocations familiales sont soumis à des règles distinctes. Celles-ci varient selon la région.
En Flandre, tu peux travailler 80 heures par mois en plus de ces 650 heures, en payant tes cotisations ONSS habituelles, sans que ton Groeipakket ne soit menacé. Si tu dépasses cette limite, tu perds irrémédiablement ton Groeipakket pour ce mois-là. Tes parents sont automatiquement informés lorsque tu t'approches de la limite.
À Bruxelles et en Wallonie, d'autres limites s'appliquent. Là-bas, tu peux travailler sans restriction au cours du troisième trimestre, c'est-à-dire pendant les mois d'été, à condition de te réinscrire ensuite comme étudiant.
En résumé : ne vérifie pas seulement tes heures pour l'ONSS, mais examine aussi attentivement les règles relatives à ton Groeipakket ou à tes allocations familiales. Si tu souhaites travailler beaucoup pendant l'été, il est particulièrement recommandé de vérifier ces informations au préalable.
Combien doit gagner un étudiant jobiste ?
Un étudiant jobiste a droit à un salaire. Son montant exact dépend du secteur, de la commission paritaire, de l’âge et des accords en vigueur dans l’entreprise. De nombreux secteurs ont leurs propres salaires minimums ou barèmes pour les jeunes.
À partir du 1er avril 2026, le revenu mensuel minimum moyen garanti en Belgique s’élèvera à 2 189,81 euros bruts par mois. Il s’agit du seuil minimum général pour les travailleurs adultes. Pour les étudiants mineurs, des barèmes pour jeunes moins élevés peuvent s’appliquer. Dans la pratique, les jeunes de 16 et 17 ans perçoivent souvent un pourcentage du salaire minimum pour adultes, en fonction du secteur.
Les frais de déplacement sont également importants. Dans de nombreux secteurs, il existe une indemnité vélo ou une intervention pour les trajets domicile-travail. Dans plusieurs secteurs métallurgiques, l’indemnité vélo passera à 0,32 euro par kilomètre au 1er juillet 2026. Cela rend le vélo nettement plus intéressant.
Rester à la charge de ses parents.
C'est souvent le point qui préoccupe le plus les parents. En effet, si un étudiant gagne trop, il ne peut plus être considéré comme étant à leur charge sur le plan fiscal. Cela peut avoir des conséquences sur la déclaration d'impôts des parents.
Pour l'année de revenus 2026, année d'imposition 2027, le seuil pour les enfants à charge est fixé à 12 300 euros de ressources nettes. Cela ne signifie pas que chaque euro de salaire d'étudiant est entièrement pris en compte. La première tranche du salaire provenant d'un travail étudiant n'est pas prise en compte. Pour l'année d'imposition 2026, elle s'élève à 7 010 euros. Ensuite, un forfait de frais est appliqué, généralement de 20 %, avec un minimum de 580 euros.
Concrètement, cela signifie que dans de nombreux cas, les étudiants peuvent gagner une somme non négligeable sans pour autant cesser automatiquement d’être à charge fiscalement. Mais attention : le calcul précis dépend de la situation familiale, d’éventuelles pensions alimentaires, d’autres revenus et de la situation fiscale des parents. En cas de doute : mieux vaut vérifier que d’avoir une mauvaise surprise par la suite.
Tout n’est pas permis.
Le travail étudiant n'est pas un passe-droit pour effectuer n'importe quel travail, à n'importe quelle heure ou dans n'importe quelles circonstances. Les étudiants mineurs, en particulier, bénéficient d'une protection supplémentaire.
Des limites strictes s'appliquent aux jeunes de 16 et 17 ans. En principe, ils ne peuvent travailler plus de 8 heures par jour et 38 heures par semaine. Un temps de repos suffisant doit être prévu entre deux jours de travail. Quiconque travaille plus de 4,5 heures a droit à une pause.
Le travail de nuit est en principe interdit, bien qu'il existe des exceptions limitées, par exemple dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration ou dans le cadre du travail posté, sous des conditions strictes.
Le contenu du travail est également limité. Un étudiant mineur ne peut pas effectuer de travail dangereux et ne peut pas être affecté à des tâches trop lourdes physiquement ou mentalement. Travailler avec des substances dangereuses, des machines lourdes ou des installations à risque n’est donc pas autorisé sans restriction.
Et surtout : un étudiant jobiste est assuré contre les accidents du travail. Cette protection s’applique également au trajet normal entre le domicile et le lieu de travail.
Notre conseil : Un job étudiant est un excellent premier pas sur le marché du travail. Tu apprends à travailler, tu te fais des collègues, tu gagnes ton propre salaire et tu découvres le fonctionnement d’une entreprise. Mais en tant qu’étudiant jobiste, tu as aussi des droits.